Je vis et dans ses yeux, je vois la projection d'un au-delà
Son petit bout de paradis. L'arbre dans lequel elle aime tant se percher
Là où les oiseaux lui demande, petite hirondelle, comment la vie se ressent entre deux mondes
Avec deux jambes ni plus ni moins que les ailes qui ne la porte
D'en bas, l'infini étendu d'herbe projette des regards vers le ciel et lui murmure une tendre pensée
L'écume de rosée berce leur doux mouvement d'une rythmique que le vent seul sait faire danser
D'en haut, la verdure se demande comment le temps est beau
Comment le temps se prend au voile du soleil
Et ses yeux regardent l'ange poster sur la branche
D'un baiser lui caresse des paroles plaintives d'admiration; mais Ô comment ta beauté peut-elle bien m'aimer?
Et toujours dans un souffle, la pensée au dire-je-t'aime lui envoie cette fougue pupille d'étreinte qui la berce d'un amour fou, d'un amour qui se veut jaloux et sincère
Lorsque le vent cesse de siffler leurs gestes, dans l'air on peut entendre le bourdonnement sourd de leur complainte douce
Un Amour pour toujours
Mélissa Mercier